Assurance Vie et Plan Epargne Retraite, les deux sont complémentaires.

Assurance vie et PER constituent l’association parfaite pour celui qui souhaite profiter de son épargne à court et à long terme. L’un possède certains avantages que l’autre n’a pas, et inversement. Ces deux solutions sont complémentaires.

Deux enveloppes aux modalités de souscription souples

Toute personne physique, sans condition d’âge ni de statut professionnel (salarié, indépendant, inactif…) peut souscrire un contrat d’assurance vie et/ou un PER pour y effectuer des versements libres ou programmés, à son rythme. Au moment de la retraite, ces deux contrats, offrent la possibilité de percevoir l’épargne accumulée sous forme de capital, de rente ou partiellement en capital et en rente.
À noter que, depuis le 1er octobre 2020, le PER est devenu l’unique plan d’épargne retraite – avec un transfert possible de l’épargne d’un PERP, contrat Madelin ou PERCO déjà ouvert –, au côté de l’assurance vie qui quant à elle, répond à de multiples objectifs : préparation de la retraite, financement de projets, recherche de compléments de revenus…

Assurance vie et PER : des accès à l’épargne qui diffèrent

– Avec l’assurance vie, l’épargne reste disponible
L’assurance vie s’adapte à tous les besoins des épargnants. Elle leur permet de réaliser des projets à court, moyen et long, comme : s’acheter un véhicule, réaliser un voyage, investir dans l’immobilier, financer les études des enfants, préparer sa retraite, sa succession, etc.

Si vous placez votre épargne dans un contrat d’assurance vie, celle-ci reste disponible sur toute la durée du contrat sauf si le bénéficiaire est acceptant (c’est-à-dire que tout retrait d’argent ne peut se faire sans son accord) et sauf s’il y une mise en garantie du contrat (c’est-à-dire affectée en garantie d’une dette à un organisme de prêt, banque par exemple).

– Avec le PER, l’épargne n’est disponible qu’à la retraite
Les sommes versées sur un PER sont bloquées jusqu’à la liquidation de la retraite ou l’âge légal de départ en retraite, sauf cas exceptionnels de sortie anticipée partielle ou totale (achat de la résidence principale, expiration des droits à l’assurance chômage, accident de la vie par exemple). Parfait pour ceux qui souhaitent épargner en vue de compléter leurs revenus à la retraite et qui auraient tendance à piocher facilement dans leurs réserves.

Dans les deux cas, Assurance vie et PER, il existe 3 formes de placements :

– versement unique,
– versements périodiques,
– versements libres.

À noter : avec un contrat à versements périodiques, vous pouvez interrompre les versements en cas de difficultés passagères, voire récupérer une partie de votre argent (rachat partiel). Quelle que soit la date à laquelle intervient le rachat partiel, il n’entraîne pas la fermeture du contrat qui conserve son antériorité fiscale.

 

Assurance vie et PER, les avantages fiscaux

Mais alors pourquoi ne pas se contenter d’une assurance vie dès lors que celle-ci est plus souple et qu’elle permet d’épargner, tout comme le PER, sur du long terme ? Tout simplement parce que le PER présente un avantage fiscal indéniable : la déductibilité des primes versées du revenu imposable de l’année (dans certaines limites).

Cet avantage fiscal existait notamment dans le PERP mais il offre dans le cas du PER plus de liberté à la retraite, puisqu’il permet de choisir entre sortie en capital ou en rente viagère. Attention néanmoins, ce type de déduction n’est intéressante que si le contribuable est imposable et rend le produit d’autant plus attractif que sa tranche marginale d’imposition (TMI) est élevée.

• Si vous choisissez la sortie en capital, et lorsque vos versements volontaires ont été déduits du revenus imposables, les primes sont réintégrées à l’assiette imposable avec une taxation des plus-values à hauteur du PFU de 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux).

• En cas de sortie en rente, la rente est assujettie à l’impôt sur le revenu suivant le régime fiscal des rentes viagères à titre gratuit, comme pour les pensions de retraite. En revanche, si l’épargnant choisit de ne pas déduire les primes de ses revenus à l’entrée, c’est le régime des rentes viagères à titre onéreux qui s’applique à la sortie.

L’assurance vie bénéficie également d’un cadre fiscal avantageux dès la huitième année de détention du contrat. Les rachats effectués pour compléter des revenus sont alors exonérés de prélèvements fiscaux* tant que votre plus-value ne dépasse pas 4 600 € par an, si vous êtes célibataire (9 200 € pour un couple). Au-delà, votre plus-value est soumise à un taux de PFU (prélèvement forfaitaire unique) réduit de 7,5 % si les versements effectués par le souscripteur sont inférieurs à 150 000 €. Au-dessus de ce montant, le taux de PFU passe à 12,8 % sur la part de gains correspondante.
À noter. Le régime fiscal applicable au décès de l’assuré fait de l’assurance vie un outil idéal pour transmettre un capital ou une rente, avec des conditions particulièrement avantageuses pour des versements réalisés avant l’âge de 70 ans.

 

Des solutions de gestion adaptées à vos objectifs patrimoniaux

L’assurance vie répond à des objectifs d’investissement qui peuvent évoluer dans le temps. L’épargne est investie en tenant compte de votre tolérance au risque et de votre horizon d’investissement avec un mode de gestion libre ou de gestion pilotée. Les contrats offrent un accès à des supports en unités de compte constitués de différentes classes d’actifs (actions, obligations, immobilier, produits structurés, etc.).
À savoir. Avec la loi Pacte, l’offre de supports s’est étoffée avec davantage de fonds d’investissement socialement responsables (ISR), des fonds verts ou solidaires et des investissements tournés vers le financement de l’économie réelle.

Avec un horizon d’investissement de très long terme, le PER peut séduire ceux qui commencent à épargner tôt. Il permet d’envisager des investissements diversifiés adaptés à une épargne de long terme, dont le temps potentiellement lissera les risques liés aux aléas des marchés financiers, même s’il existe à terme un risque de perte en capital.
La Loi Pacte propose la gestion pilotée par défaut sur le PER. Ce mode de gestion a pour objectif de proposer un équilibre entre la recherche de performance et de sécurité en tenant compte de l’échéance de la retraite. Plus vous approchez du départ en retraite, plus la part des encours sécurisés augmente. Si vous souhaitez faire vos propres choix d’investissement, la gestion libre est toujours possible. Pour limiter potentiellement les risques et multiplier les opportunités, il convient souvent de diversifier vos placements en répartissant l’épargne sur des actifs différents qui n’évoluent pas de la même façon.

L’investissement sur les supports en unités de compte supporte un risque de perte en capital puisque leur valeur est sujette à fluctuation à la hausse comme à la baisse dépendant notamment de l’évolution des marchés financiers. L’assureur s’engage sur le nombre d’unités de compte et non sur leur valeur qu’il ne garantit pas.

 

Ce qu’il faut retenir

Vous hésitez entre une assurance vie ou un PER ? Sachez qu’en aucun cas un choix ne s’impose. Quel que soit la solution vers laquelle vous vous orientez, celles-ci ne sont pas incompatibles. Il est tout à fait possible de cumuler les deux placements et d’y répartir votre épargne.
Un contrat d’assurance vie peut être souscrit pour les coups durs, les études supérieures des enfants, transmettre un capital financier à moindres frais, se constituer un capital afin de pouvoir s’en servir éventuellement lors de sa retraite. Un PER individuel pour la constitution d’une épargne retraite certaine, quel que soit son niveau d’imposition.
On oppose trop souvent à tort l’assurance vie et le PER, ces solutions ne sont pas concurrentes, mais complémentaires. L’assurance vie n’exclut pas le PER et inversement. Elles vont de pair.

 

* hors prélèvements sociaux 
** sous réserve qu’il n’y ait pas de bénéficiaire acceptant ou de mise en garantie du contrat, et que l’assureur dispose d’un RIB

Toutes les classes d’actifs énoncées dans le présent article ne sont pas forcément accessibles dans votre contrat. Nous vous invitons à vous référer à votre documentation contractuelle pour connaître les supports éligibles au sein de votre contrat d’assurance vie ou votre PER.